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Faire découvrir, faire comprendre, faire aimer la Hongrie et Budapest

Vues de Budapest - Hongrie

Faire découvrir, faire comprendre, faire aimer la Hongrie et Budapest

PORTRAIT - Fabien Clavel, écrivain et professeur

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Voilà donc mon premier article pour le "Petit Journal" (www.petitjournal.com)

 

Suite à son intense activité depuis la rentrée, Fabien Clavel a attiré l'attention du Lepetitjournal.com de Budapest. En effet, il a publié depuis le début de septembre trois romans (Soleil des abysses et le premier tome de L'Apprentie de Merlin chez Mango, ainsi que Le Châtiment des Flèches chez Pygmalion fantasy), a participé aux Utopiales de Nantes, aux 7eme Rencontres de l'imaginaire de Sèvres ainsi qu'au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil et a mené une rencontre à la librairie francophone de Budapest Latitudes

 

Lepetitjournal.com: Bonjour. Fabien Clavel, qui êtes-vous ?

Fabien Clavel: Bonjour, je suis un professeur de lettres classiques et également un auteur de romans de fantasy. Depuis trois ans et demi, je vis à Budapest et travaille au lycée français Gustave Eiffel. A part ça, je suis un grand fan de "Buffy contre les vampires" et de Victor Hugo.

 

Trois sorties lors de la rentrée littéraire, des participations à trois conventions/salons et une soirée très réussie à la libraire Latitudes, cela marche plutôt bien pour vous en ce moment ?

Il est vrai que, depuis 2007 (mon premier roman date de 2002), je commence à m'inscrire tranquillement dans le paysage de la science-fiction française (au sens très large). Je participe, malgré l'éloignement géographique, à plusieurs salons et j'ai pas mal de projets en cours avec différents éditeurs. En fait, il y a de nombreuses étapes dans la carrière d'un auteur (la première publication, les nouveaux éditeurs, les prix littéraires, les rééditions, les reprises en poche, les traductions...). J'en ai passé quelques-unes mais il m'en reste encore beaucoup : j'attends encore le livre à grand succès qui fera ma fortune et ma gloire ! Mais on peut dire les choses vont plutôt dans le bon sens pour moi.

 

Un de vos derniers romans, Le Châtiment des Flèches, se déroule en Hongrie à l'époque du roi saint Étienne. Qu'est-ce qui vous a poussé à faire ce choix ? Comment avez-vous préparé ce travail ?

C'est vraiment la figure de saint Étienne qui m'a donné envie d'écrire un roman centré sur le personnage. Il y a tout ce qu'il faut de matière romanesque dans son règne de cinquante années : des batailles fratricides, des trahisons, des déceptions, des morts tragiques... En outre, saint Étienne est encore omniprésent dans la Hongrie contemporaine, que ce soit par des statues, des billets de banque ou des opéras : il est un élément majeur de l'identité hongroise (on peut le voir actuellement avec le projet de nouvelle Constitution qui veut s'inscrire dans la continuité de la Sainte-Couronne d'Étienne). Ainsi, c'était une manière de m'intéresser plus profondément à mon pays d'accueil. Pour préparer le roman, j'ai accumulé de la documentation pendant près d'un an, à la fois sur la période et sur la vie d'Étienne. J'ai tout dépouillé afin de me l'approprier. Parallèlement, j'ai visité les quatre coins de la Hongrie pour voir en vrai les paysages dont j'allais parler, que ce soit la puszta ou la Transylvanie. Quand je me suis senti prêt, j'ai commencé ma rédaction.

 

Avez-vous en projet la traduction du Châtiment des Flèches en hongrois ?

Ce serait en tout cas pour moi un grand plaisir et un grand honneur. Je pense à toutes mes connaissances hongroises qui ne lisent pas le français et à qui un de mes livres deviendrait accessible. Une collègue a traduit un chapitre et demi pour voir ce que ça donnait. Et l'éditeur est en lien avec un agent qui s'occupe de l'Europe centrale. Le reste ne dépend plus de moi. On verra bien.

 

Pourquoi et comment êtes-vous arrivé à écrire des romans de fantasy ?

Étonnamment, j'ai découvert la fantasy assez tard, vers dix-huit ans, avec le cycle des Portes de la Mort de Weis & Hickman. Mais j'avais déjà un goût pour ce type d'histoires et d'univers, ne serait-ce qu'à travers la mythologie gréco-latine qui me fascinait. D'ailleurs, mes premières idées de romans rentraient tout à fait dans les canons du genre. Bref, je faisais de la fantasy sans le savoir. Cette découverte a eu lieu en même temps que celle du jeu de rôles. Après avoir abandonné un projet de cycle en douze tomes, je me suis lancé en écrivant un roman dans l'univers d'un ami qui avait écrit son propre jeu. Cela m'a permis de présenter un manuscrit à l'éditeur Mnémos, qui m'a alors proposé de travailler à partir du jeu Nephilim. J'ai donc commencé par écrire une tétralogie dans cet univers. Aujourd'hui, même si je suis un lecteur éclectique qui s'intéresse autant aux classiques de l'antiquité et du XIXe qu'à la littérature de genre, mon goût me porte toujours vers des histoires où la part de merveilleux est importante.

 

Quels sont vos projets ? Avez-vous envie d'écrire à nouveau sur la Hongrie ?

En fait, la Hongrie s'est invitée depuis longtemps dans mes livres puisque je m'y suis rendu au moment même où je découvrais la fantasy et le jeu de rôle. Mon deuxième roman, Anonymus, se déroulait déjà à Budapest. Depuis, il y a presque toujours un personnage ou un motif en lien avec la Hongrie dans mes romans. A ce titre, Le Châtiment des Flèches représente un aboutissement. D'ailleurs, la langue magyare, si exotique pour un lecteur français, est un excellent outil pour créer un vocabulaire étrange : si je mettais en scène des elfes, ils parleraient sûrement hongrois. Plus précisément, je n'ai pas pour l'instant de projet en lien direct avec la Hongrie. Mais je travaille sur un roman jeunesse avec des vampires qui communiquent en hongrois, et sur un thriller écolo, jeunesse également, qui se passera en partie à Budapest et dans les monts Mátra. Il faut aussi que j'écrive la suite de L'Apprentie de Merlin dans laquelle un chevalier voyageur aura visité la grande plaine pannonienne. Quoi que je fasse, un petit bout de Hongrie finit toujours par se glisser dans mes histoires.

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